vendredi 16 octobre 2009

Trente-trois!

Trente-trois, c'est le nombre d'exemplaires de "Mauvais berger!" vendus à ce jour par l'Espace Culturel E. Leclerc à Oloron-Sainte-Marie. Dans l'absolu, 33 c'est rien. Que dalle, insignifiant...
Sauf que des "Mauvais berger!", il n'y en a eu que 300 d'édités en tout. L'espace Culturel E. Leclerc d'Oloron-Sainte-Marie a donc vendu à lui seul plus de 10% de la production de ce livre! Et là, le chiffre 33 prend tout de suite une autre dimension... Surtout lorsqu'on sait qu'une nouvelle commande de 10 exemplaires vient de nous être faite!

Bien sûr, comme il s'agit -entre autre- d'une librairie, Astobelarra leur verse 30% de ses gains sur chaque livre vendu. En gros, L'espace Culturel gagne 3€ sur la vente d'un "Mauvais Berger!". Astobelarra, quant à elle, ne gagne donc que 7€, desquels il faut retrancher aproximativement 1.5€ de frais de production. Quant à moi, l'auteur, je ne touche évidemment pas un radis, puisque j'ai cédé mes droits à mon éditeur pour cet ouvrage. Mais ce n'est pas le plus important, dans mon propos d'aujourd'hui.

Ce que je voulais dire, c'est que même si le dépôt vente fait perdre de l'argent à Astobelarra (par rapport à la vente directe en salon ou sur le web, s'entend), et même si pour l'image de marque de l'association éditrice qui se veut libre et indépendante, vendre ses livres en "supermarché" n'est pas très cohérent, c'est un système qui a fait ses preuves! En ce qui me concerne, je veux bien mettre un mouchoir sur ma fierté, d'autant que plus le livre se vendra, et plus mon message se répendra. Et -bien sûr- plus Astobelarra pourra éditer d'autres auteurs dans la même collection, ou dans sa collection bilingue.

Pour moi, dans ce cas, la fin justifie les moyens. Ah, et au fait : félicitations aux vendeurs de la partie librairie de L'espace Culturel E. Leclerc d'Oloron-Sainte-Marie!
;-)

mardi 1 septembre 2009

Pourquoi une seconde édition?

Entre le 22 mars 2008 (date de la sortie de la première édition du présent ouvrage) et aujourd'hui (fin d'année 2009), pas mal de choses que j'avais inconsciemment occultées, et d'autres que j'avais volontairement tues me sont revenues en mémoire.

Dans l'intervalle, j'ai reçu de nombreux témoignages de lecteurs, qu'ils soient positifs ou critiques. J'ai rencontré d'autres ex-apprentis bergers qui ont connu les mêmes déboires que moi, et, qui plus est : avec les mêmes protagonistes pour certains! Dialoguer avec eux lors des salons de la littérature auxquels j'ai participé, et écouter leur histoire fut un grand soulagement pour moi : cela prouvait que je n'étais pas seul, et donc que je n'étais pas fou (enfin pas tant que ça). En même temps, cela ne m'a pas tellement rassuré quant à la nature humaine de certains spécimens de l'espèce, qui n'apprendront jamais des expériences qu'ils vivent, et font vivre à d'autres.

Comme ce fut le cas pour moi, cet épisode difficile de leur vie professionnelle, ruinant leurs aspirations les plus pures les a profondément marqués; mais il ne leur est resté que le silence pour ravaler leur échec. Peut-être n'ont-ils pas su trouver les mots pour exprimer leur frustration et exorciser leur colère. Avec « Mauvais berger! », je l'ai fait pour eux, mais aussi pour tous ceux qui ont enduré les affres du harcèlement moral, qu'ils aient été berger, manutentionnaire, boulanger, ostréiculteur, fonctionnaire, ou femme au foyer.
Alors que l’on soit bien clairs : le propos de ce livre n’est pas de tourner la profession d’agriculteur (et en particulier celle de berger) en ridicule, ni de faire des amalgames.
J'ai simplement voulu que cette tranche de vie -témoignage écrit et indélébile qui s'est certes déroulé dans un contexte atypique- puisse servir à d'autres victimes (passées et potentielles) de la haine et de la bêtise ordinaire.

Bref, après avoir vendu les 300 premiers exemplaires du livre, mon éditeur (Le Grand Chardon - Astobelarra) a émit le souhait que je retravaille le manuscrit original (dont l'essentiel à été pondu en moins de trois semaines en mars 2007), en tenant compte de toutes ces données. J'ai pas mal freiné des quatre fers pendant quelques mois (principalement parce que j'avais l'impression de duper les acheteurs de la version originale, et parce que je trouvais que le concept me semblait trop s'approcher de « l'incitation à la surconsommation », concept que je trouvais peu compatible avec une association éditrice qui aime se faire appeler « l'AMAP du livre »).
Et puis, avec le temps, l'idée a fini par faire son chemin, si bien que j'ai accepté de faire une pause dans l'écriture de mon prochain livre pour réviser ma copie. Après tout, je ne vois pas pourquoi j'aurais des scrupules : Laurent Caudine (le président d'Astobelarra lui même) l'a bien fait pour ses "Pensements". En outre, je rappelle que je ne touche pas un centime de royalties sur les ventes de ce livre, qui n'a pour but que de financer les autres projets éditoriaux d'Astobelarra, en particulier ceux publiés dans la collection bilingue français-basque « LittéNature ». Ainsi, je suis très fier d'avoir pu contribuer, à ma très humble échelle, à la publication des « paroles du chef Seattle ». C'est mon oeuvre de bienfaisance à moi!

La prochaine édition contiendra donc de nombreux ajouts et anecdotes inédits. Ce ne seront pas nécessairement des passages d'une grande importance (ils ne changent rien au fond ni au dénouement de l'histoire, qui je le rappelle est une histoire vraie...) mais ils donnent un peu plus de « corps » au récit, que j'estimais parfois un peu trop « sec ».
C'est cette version ultime que je souhaite que l'on retienne de mon récit autobiographique illustré...

lundi 15 juin 2009

Petit chiffre, mais bonne ambiance à Oloron 2009.

De MAUVAIS BERGER!
C'est avec un peu de retard que je me décide enfin à publier ce petit compte-rendu de la présence des éditions associatives Astobelarra - Le Grand Chardon au salon du livre d'Oloron Sainte-Marie, qui a eu lieu les samedi 6 et dimanche 7 juin dernier, en l'espace Laulhère.

Si aucun "Mauvais berger!" n'a été vendu à Oloron cette fois-ci (c'était la deuxième année que le livre y était représenté), Astobelarra s'en est plutôt bien tirée, compte tenu de l'ambiance de crise économique, favorisant la rétention des portefeuilles, de la journée consacrée aux élections européennes (qui a permis à Europe Écologie de se positionner de manière avantageuse, malgré un taux d'abstention record!), et surtout de la fête des mères qui tombait en même temps que la manifestation oloronnaise. Pas de bol, comme on dit!

Comme la fois précédente, l'organisation était plutôt sympathique (ambiance indienne sous le chapiteau du coin restaurant), et le stand d'Astobelarra était même plutôt bien placé.

De MAUVAIS BERGER!
Enfin, ça aura été aussi l'occasion de présenter notre rayonnante nouvelle auteure, à savoir Gilda Ayerdi-Caudine, qui vient tout juste de sortir son premier livre : "Témoignages de deux combattants de l'ombre"!

mercredi 3 juin 2009

Un petit quizz sur FaceBook...

"On" va encore dire que je sacrifie à la mode, et "on" aura raison... J'ai décidé de tester quelques applications sympas sur Facebook. J'ai donc créé un groupe de fans de "Mauvais berger!", auquel j'associe quelques évènements. Aujourd'hui, j'ai eu envie de voir si je pouvais créer un test de connaissance sur le livre. C'est chose faite, avec ce quizz de 8 questions.

J'aurais pu en rajouter deux de plus, pour faire un chiffre rond, mais j'ai eu la flemme (il aurait surtout fallu que je relise le bouquin, histoire de savoir de quoi je parlais!!!).

Je trouve le principe très fun, si ce n'est que je n'ai pas eu l'autorisation de modifier les commentaires des résultats. Dommage, il ne me manquait que 150 points pour pouvoir le faire!
La prochaine fois, promis, je fais un truc entièrement personnalisé!

dimanche 10 mai 2009

Au salon du livre de Navarrenx 2009...

"Bof bof", c'est ce qu'on peut retirer de cette seconde participation au salon du livre de Navarrenx. Malgré une organisation assez sérieuse, la fréquentation a été plus que médiocre le vendredi 8 et très moyenne le samedi 9 mai. Heureusement, les gens ont semblé se réveiller le dimanche (surtout l'après-midi), si bien qu'Astobelarra a quand même réussi à rembourser ses frais.

Il est évident que les gens réservent leur argent pour l'essentiel, la lecture faisant visiblement partie des accessoires non-indispensables. Et pour les vrais amoureux de la littérature, là aussi, le porte monnaie comme le sourire semblaient bien verrouillés... Une situation assez désagréable qui m'a inspiré ce petit gribouillis (ci-contre).

Mais bon, je me rassure (comme je peux) en me disant que ça aurait pu être le flop du siècle! Le maire de Navarrenx -que je ne connaissais pas- a même acheté un exemplaire de "Mauvais berger!" dédicacé!
Comme quoi, tout espoir est encore permis!

A ce propos, le prochain rendez-vous rencontre avec les auteurs des éditions Astobelarra - Le Grand Chardon est prévu pour les 6 et 7 juin prochain, au "salon du livre sans frontière" d'Oloron Sainte Marie. Gilda Ayerdi Caudine devrait théoriquement y dédicacer son livre "Témoignages de deux combattants de l'ombre" en avant-première!